La parole du jour

Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie.

(Sénèque)

Revethon ou comment réaliser le rêve des enfants malades

 

Nombreux sont les enfants qui, atteints d’une maladie grave, souhaitent de toutes leurs forces trouver un moyen de s’évader, d’oublier ne serait-ce qu’un moment leur état.  Depuis quelques temps,  nombre d’associations, pour certaines reconnues d’utilité publique, se sont  fixées pour objectif de réaliser les rêves des enfants malades. Avoir la possibilité de réaliser son rêve permet à l’enfant de développer un projet, de penser à autre chose qu’à sa maladie et de mieux prendre en charge son traitement. Réaliser son rêve constitue alors une formidable bouffée d’air pur, un moment d’évasion et d’oubli et de joie (association arc-en-ciel).

DalilaAprès avoir parcouru de nombreuses régions de France et originaire des Hautes Marnes, c’est finalement à Paris que Dalila s’établit. Elle s’essaye à diverses activités professionnelles, par plaisir, par passion, dont celle de photographe pour mariage. Ces différentes expériences la conduisent vers le monde associatif. La jeune femme commence par se rendre dans les hôpitaux pour visiter les malades avec l’association Ziara, dont c’est justement la principale activité. Elle y fait la connaissance de Myriam Lakhdar, et  ensemble, elles font le même constat : de nombreux enfants malades et en particulier ceux venant de l’étranger se retrouvent coupés de leur environnement et des personnes qu’ils aiment. Souvent, ces enfants ont des pathologies graves ou sont en fin de vie. Sensibles à leur souffrance, leur détresse et à celle de leurs familles, Dalila et Myriam décident d’agir en offrant de l’espoir et une part de bonheur à tout ceux qu’elles rencontrent. L’association « revethon » naît. Rencontre avec la présidente, Dalila Elmestari.

 

De quelle manière procédez-vous pour mener à bien vos missions ? Quels process avez-vous mis en place? 

Nous recevons des demandes de « rêves » par l’intermédiaire de notre site internet mais également par le biais de nos partenaires : l’association Ziara  ou encore l’association « rêve » qui travaille main dans la main avec de nombreux établissements hospitalier tels que Necker et Garches.

Chaque demande est ensuite traitée suivant une procédure bien établie. Nous vérifions en premier lieu le dossier médical, pour deux raisons : vérifier la situation médicinale et  s’assurer que la demande de rêve soit bien celle de l’enfant et non un désir des parents. Une fois les vérifications terminées et après avoir identifié la demande de rêve, nous utilisons différents réseaux sociaux pour  collecter les fonds nécessaires à l’opération. Nous pouvons également mobiliser des partenaires afin de les faire participer directement à la réalisation de la demande qui nous a été faite, notamment lorsqu’ils sont  concernés à titre particulier par le rêve formulé. Cela fut le cas par exemple avec le petit Maxime qui grâce à la société DYSNEYLAND PARIS a pu avoir son rêve se réaliser. Parfois nous avons des demandes d’urgence à gérer et il faut y faire face très rapidement.

 

Quels sont les bénéficiaires de votre association, Revethon?

 

Lorsque nous avons créé Revethon, l’association avait à cœur de  s’adresser aux enfants malades, à tous les enfants malades : il s’agit de notre cible principale. Au fil du temps, nous avons commencé à considérer les demandes de personnes adultes et il  nous arrive également de mener des opérations à leur profit. D’ailleurs, en ce moment nous travaillons sur le rêve de Sakina, une femme de 68 ans qui souhaite se rendre au pèlerinage à La Mecque (Hadj).

 

Est-il difficile de côtoyer quotidiennement la souffrance de ces enfants ? Cela doit certainement mobiliser une énergie psychologique considérable… Comment assumez-vous cette dimension ?

 

La souffrance humaine est toujours douloureuse à vivre et l’on ne peut y rester insensible. Ce qu’il y a de plus difficile c’est ce sentiment d’impuissance face au diagnostique et le plus dur est de ne pas craquer devant les malades. Il faut  faire un travail sur soi pour rester positive afin de mieux les accompagner et les soulager dans leurs épreuves. Ce travail est une véritable chance pour nous car il nous donne l’occasion d’aider l’autre et nous rappelle à quel point, la vie, la santé sont des dons de Dieu.

 

 

 

 

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