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Le Fond Sénégalais de Solidarité Islamique Une association islamique à but humanitaire Par Bineta Touré (Sénégal)
Complexe médico-socio culturel de Rufisque
Rencontre avec le fondateur de ce centre, le Professeur Khadim Mbacké, chercheur à l’institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN). Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre Association ? Khadim Mbacké : Je suis Khadim Mbacké et mon association est le Fonds Sénégalais de Pourquoi avoir fondé cette association ? Khadim Mbacké : Pour une solidarité organisée, afin de réaliser des choses concrètes. Mais aussi pour que nous arrêtions de dépendre des aides de l’extérieur. La première assemblée générale à eu lieu à l’institut islamique, il y avait 32 personnalités présentes. En 1988, en mars, nous travaillions sur le terrain pour la première fois en aidant les sinistrés des inondations.
Quelles sont les activités de l’association ? Khadim Mbacké : Nous distribuons aux écoles coraniques des vêtements ainsi que des aliments. Nous vendons aussi des nattes avec le logo de l’association afin de récolter des fonds, ainsi que des calendriers grégoriens/hégiriens muraux (car les gens au Sénégal se réfère plus au calendrier grégorien) et des calendriers de tables, de poche également depuis 1988. Nous les vendons aux pharmacies ainsi qu’aux entreprises. Quelles sont les réalisations de votre association ? Khadim Mbacké : Nous avons réalisé en mars 1993 un dispensaire qui compte aujourd’hui plus de 1000 consultations par an. Les médecins bénévoles sont des généralistes, chirurgiens dentaires. Nous avons parfois besoin de recruter. L’Etat nous a attribué un terrain de 1700m2 sur lequel nous avons construit une mosquée dans le quartier de Grand Médine; nous avons également un centre socioculturel dans lequel nous sommes en train de mettre en place un orphelinat ainsi qu’un jardin d’enfant. Etes-vous la seule association à but humanitaire ? Khadim Mbacké: Non, elles sont nombreuses et il existe même une fédération mais les objectifs ne sont pas toujours les mêmes. Comment soutenir le FSSI ? Khadim Mbacké: Alors c’est une association qui compte une soixantaine de membres (des fonctionnaires comme des gens du privé et des intellectuels), en tant que membres ils versent une cotisation de 25000 francs cfa. Vous pouvez nous soutenir en achetant des produits de l’association; en faisant des dons directs ; en adhérent (il faut vraiment que vous soyez un musulman engagés pour la oumma). Vous êtes à la tête de l’institut islamique de l’IFAN, comment gérer vous votre travail avec les activités de l’association ? Khadim Mbacké: J’y arrive. Mais depuis le 1er janvier 2008 je ne suis plus à la tête de l’association. Une autre personne a été nommée pour occuper cette fonction : Mr. Ousmane Fall. Je suis maintenant président du conseil d’administration. Nous avons une assemblée annuelle, sinon ceux sont des assemblées extraordinaires qui sont convoquées.
![]() Cours de vacances organisés par le FSSI Quelles sont vos perspectives pour l’avenir ? Khadim Mbacké : Pour le complexe de la Patte d’Oie nous aimerions faire un centre de formation pour les jeunes, afin qu’ils puissent avoir un métier. Et puis il y a ce collectif, mais nous avons beaucoup de mal à le faire fonctionner. Dernière question, le Sénégal étant un pays à 80% de musulmans, quel soutient avez-vous de la part de l’Etat ? Khadim Mbacké : Nous utilisons en générale nos relations par le biais de nos membres pour faciliter certaines choses. Comme l’acquisition du terrain pour construire la mosquée. Mais les relations avec l’Etat ne nous profitent pas beaucoup. Aussi, il y a un manque de connaissance de la loi. Les Musulmans ne savent pas, par exemple, qu’un religieux qui passe la douane ne doit pas payé de taxe. Une fois un imam a fait la remarque à un douanier qui lui a signifié que cette loi avait été votée sous la colonisation, donc elle n’était valable que pour les religieux chrétiens. Comme les Musulmans ne sont pas au courant de cette loi, personne ne se mobilise pour qu’elle soit valable aussi pour les religieux musulmans. Cela a été aussi le cas pour la RTS, la télévision nationale. A chaque fois que des religieux chrétiens sont invités, ils se font payer. Quant il s’agit d’un religieux musulman qui intervient pour une émission, ce n’est pas le cas. C’est parce qu’ils ne savent pas qu’ils ont droit à une rémunération. Pour plus d’informations :
20/12/2008 |
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Conscient de tout cela, un groupe de Sénégalais issu des différentes catégories professionnelles et de toutes les communautés musulmanes, a pris en 1987 l’initiative de créer une structure dénommée Fonds Sénégalais de Solidarité Islamique. Il s’agissait d’organiser la solidarité de façon rationnelle afin de la rendre plus efficace et de nous permettre de nous passer du recours systématique à la recherche de l’aide extérieure.

