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Océan
Le film n’allait pas chercher à expliquer des comportements, ne donnerait pas d’informations sur les espèces, ne chercherait pas à enseigner… mais à faire ressentir. 50 ans après LE MONDE DU SILENCE du Commandant Cousteau, des centaines de cinéastes, de toutes nationalités, ont réalisé d’incroyables documentaires sur la plupart des espèces marines. Dans quelle direction aller pour trouver du “nouveau” ? Une seule réponse : dans toutes les directions possibles. Le mouvement bien sûr, comme pour LE PEUPLE MIGRATEUR en accompagnant les espèces marines dans la dynamique de leurs déplacements. Mais aussi la recherche d’une nouvelle façon d’éclairer dans l’obscurité ou dans la nuit des océans. Et avant tout, l’indispensable contact avec l’animal filmé jusqu’à obtenir les plans qui transformeront le sujet en personnage. Comme pour LE PEUPLE MIGRATEUR, deux familles de cinéastes se sont réunies ; des spécialistes du monde animalier aux cotés d’autres issus de la fiction pour qu’ , au-delà du documentaire, devienne tout simplement un film de cinéma. Quatre années de tournage nous ont menés en des lieux bien particuliers de notre planète que l’on pourrait classer en deux grandes catégories : ceux où la vie semble s’exprimer telle qu’elle le fit pendant des milliers, voire des millions d’années et ceux où manifestement l’ordre de la nature a sérieusement changé. La mer d’abondance que nous cherchions n’existe plus dans les endroits mis à mal par les activités des hommes : surpêche, pollution, côtes bétonnées… Comme une poignée de confettis jetés sur la planète, il reste ça et là des sanctuaires ; des espaces protégés où la vie s’exprime, ou bien renaît, avec ténacité et vigueur. Aux îles Cocos, au large du Costa Rica, il suffit de mettre la tête sous l’eau pour voir s’affairer poissons de toutes espèces, requins en tous genres, raies de toutes tailles et autres tortues et mammifères marins. Au nord de l’Arctique, sur la petite île de Coburg, où même nos guides Inuits n’avaient jamais posé les pieds, phoques, morses et ours polaires sont encore seuls chez eux. À l’extrême ouest des Galápagos, sur la pointe de l’île Fernandina qui ne voit guère plus d’un scientifique tous les vingt ans, les aigles, au milieu des iguanes marins, des otaries et des cormorans, sont venus se poser sans crainte à quelques mètres de nous, pour observer ces curieux bipèdes que nous sommes. C’est principalement sur ces petits endroits du monde qu’ont été tournées les images du film … avec l’espoir qu’il ne s’agisse pas là du reflet d’une diversité révolue mais d’une vie tenace, toujours renaissante ». Jacques Cluzeau (réalisateur), sauvage et libre.- Filmé aux quatre coins du monde, ce film est un véritable hymne à l’amour de l’océan. Sur vos écrans, dès mercredi 27 janvier 2010 !MWM 25/01/2010 |
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C’est l’évènement cinématographique de ce mois de janvier. Un magnifique documentaire aux