Peu de versets se rapportent à la question de l'image dans le Coran. Oleg Grabar, éminent spécialiste des débuts de l'art islamique, l’explique par la quasi-absence d'art dans l'Arabie pré-islamique : la question des images ne se posait quasiment pas à l'époque de la création du livre.
En France, un jeune designer a décidé de se lancer dans la mise en image de l’Islam. D’abord intermittent du spectacle pour TF1, en tant qu’assistant chef de plateau, Jean-Noël Sohovaget, part pour l’étranger pendant 8 ans. A son retour, il commence d’abord par écrire le scénario d’un clip, puis décide de partir du binôme « Allah » (Dieu) et Mohamed (Prophète de l’Islam) et de le décliner de plusieurs manières. Plus habitué à la calligraphie, au niveau de l’image, Jean-Noël s’aperçoit du gros déficit de communication sur l’Islam.
« Nous vivons dans un monde d’images, aujourd’hui, n’importe quelle entreprise cherche à communiquer d’abord par l’image. Les gens font appel à des professionnels, des agences de pub pour parler de leurs activités. Pour ma part, je fonctionne avec les deux modes de langage : l’image et les mots. J’essaie d’illustrer une parole, un verset ou un hadith par une image. Il est unanimement reconnu que les images ont un impact plus fort que les écrits. L’image, le cinéma sont des vecteurs efficaces pour faire passer des idées. C’est un art dans lequel les Américains excellent. Dans leur formation d’acteurs, ils expriment une palette de sentiment en restant dans le vrai. Un acteur ne joue pas le rôle d’un homme triste, il est triste. C’est là toute la différence entre les Etats-Unis et le reste du monde. C’est une question de méthode.» (Jean-Noël Sohovaget)
De même, l’Islam est riche d’histoires des compagnons du prophète, de batailles, à partir desquelles il est possible de s’inspirer pour réaliser des films. Découvrez une œuvre non formatée où chacun peut donc donner libre cours à son imagination et à son interprétation, car c’est bien le propre de l'art que de ne pas enfermer le public dans une seule direction. Chacun a sa liberté et y trouve ce qui le touche. Le sens majeur de son concept, donner une touche d’Islam à travers les objets du ... quotidien. Faire un rappel là, mettre le doigt sur quelques passions du commun des mortels, (jeux, sports, musique). ..Et pour ça, "travailler" le "binôme" est important. Il est l'essentiel du message le plus essentiel que l'être humain a reçu... Avec un peu d’imagination, on peut facilement le décliner sur pas mal d'objets et de situations. À retrouver très prochainement sur la toile
Farah Belhoti
27/07/2009