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Les bons repas, le mauvais temps et …La migraine Nous voici au cœur de l’hiver et la veille d’une période de fête. Deux raisons pour que les personnes migraineuses soient victimes d’une crise (de migraine). Cette maladie essentiellement féminine, ne concerne les hommes que dans 20% des cas. Une hypersensibilité des femmes concernées à leurs propres hormones seraient à l’origine de cette différence.
Par le Dr Fatine Elaraki
Tout d’abord, comment savoir si on a une « vraie » migraine ? La migraine se différencie des maux de tête « classiques » par sa localisation : un seul côté ; son type de douleur : plutôt intense et battante ; sa sensibilité au mouvement, à l’effort, à la lumière et au bruit ; et son accompagnement par des nausées ou des vomissements. Ces signes ne sont pas toujours tous présents dans une même crise, mais l’addition de plusieurs d’entre eux oriente vers un diagnostic de migraine « vraie ».
D’où viennent les migraines ? Chaque personne a un « seuil migraineux » qui définit sa susceptibilité à avoir une crise de migraine, spontanément ou suite à l’exposition à un facteur déclenchant. Plus le seuil migraineux est bas plus le risque d’avoir des crises de migraine est élevé.
L’association de ces deux éléments : un seuil migraineux bas et une hypersensibilité, est responsable de l’apparition de migraines.
Comment les traiter ? Si les migraines sont vraiment trop fréquentes, il peut être recommandé de prendre ce qu’on appelle un traitement « de fond ». Il s’agit d’un médicament à prendre tous les jours pendant quelques mois et qui aidera à réduire le nombre de crises. Son action tend à rendre le cerveau moins sensible aux facteurs déclenchants. Il n’est en revanche pas indiqué au moment même de la crise. C’est votre médecin qui vous dira si oui ou non vous avez besoin d’un traitement de fond, et qui pourra vous le prescrire le cas échéant. Dans la plupart des cas, une migraine se traite uniquement par un traitement dit « de crise ». Les traitements de crise regroupent un ensemble de molécules différentes, indiquées pour les crises, selon leur degré de sévérité. Les plus communs sont les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (les anti-inflammatoires courants), dits encore AINS. Ils soulagent plusieurs types de douleurs (rage de dent, douleurs articulaires, etc.), et sont efficaces dans la crise de migraine.
La plupart des AINS sont délivrés sans ordonnance, mais vu le caractère récidivant de cette maladie et surtout le risque de mal se traiter, nous ne pouvons que vous conseiller d’en parler d’abord à votre médecin. S’il y a une règle d’or à respecter pour obtenir des traitements de crise un maximum d’efficacité, c’est la prise rapide, dès le début du mal de tête.
Bien entendu, et nous ne le disons jamais assez, il faut respecter le nombre de comprimés par crise et le nombre de comprimés par semaine (ou par mois), tel que précisé dans la notice du médicament ou sur votre ordonnance, pour éviter les éventuels effets secondaires
Info plus : Pourquoi faut-il prendre rapidement le traitement de crise ? Au fur et à mesure que la crise avance dans le temps, les cellules du cerveau (neurones) qui sont mises en jeu ne sont pas les mêmes. Celles qui sont activées dans les phases tardives sont moins sensibles à l’action des médicaments, il faut donc prendre le traitement tôt, dès l’apparition du mal de tête. Bon à savoir : Le carnet de suivi. Votre médecin ou votre pharmacien a, à votre disposition, des carnets de suivi. Ils permettent entre autres, de noter la fréquence des crises, éventuellement les facteurs déclenchants si vous les avez identifiés, et surtout ils aident votre médecin à évaluer l’efficacité du traitement qu’il vous a prescrit. Ainsi, il pourra le modifier plus facilement si celui s’avère inefficace. Alors, gardez-le dans votre sac et n’hésitez pas à le remplir à chaque crise. Que puis-je faire pour avoir moins de crises ? Certaines règles générales d’hygiène de vie peuvent aider à réduire le nombre de crises : éviter les facteurs déclanchants tant que possible (voir plus haut), dormir suffisamment en évitant les excès et les dettes de sommeil, manger équilibré et à heures régulières, éviter de boire trop de café ou autres excitants (pour prévenir l’accoutumance au café), avoir une activité sportive régulière, éviter le stress et le surmenage en gérant son temps du mieux possible. Zoom : migraine et histoires de femmes. Souvent pendant la grossesse, la migraine disparaît en raison des modifications hormonales. La pilule a des effets très variables sur les crises (augmentation, diminution ou effet neutre). A la ménopause la migraine peut s’améliorer, mais pas toujours. Dans tous les cas, parlez-en à votre médecin
En synthèse : quelques conseils aux migraineuses (et migraineux)
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